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7 nov. 2017

AIX ET LA PROVENCE : L'étonnante Fondation Vasarely

Etonnant. Etonnant est un adjectif qui se prête bien à la qualification de la fondation Vasarely. Etonnante par son architecture et par son esthétisme, elle est le reflet de la vision d’un homme, humaniste et avant-gardiste. 

Adulé pour son audace visuelle, Victor Vasarezly est l’inventeur de l’Op Art, l’art optique, nouvelle forme d’expression d’un langage visuel  et pictural qu’il a lui-même initié. Dans ses travaux, Vasarely s’est attaché, avec une ténacité extrême, à rechercher la géométrie interne de la nature qu’il exploitera dans l’opposition du noir et du blanc et l’accentuation des lignes de fracture. Dans sa volonté de transfigurer l’art cinétique, il joue avec les illusions optiques, s’amuse à perdre l’œil dans des jeux de formes et de couleurs. Artiste au service du renouveau de l’art abstrait, Vasarely exploite l’esthétisme du mouvement, son caractère changeant et insaisissable.

La fondation, qu’il a lui-même créé de son vivant, a été imaginée comme un centre architectonique visant à « combattre les nuisances visuelles, embellir l'environnement artificiel, réaliser la Cité polychrome du bonheur ». Si l’esthétisme extérieur des 16 alvéoles de façades, alternance d’hexagones noir et blanc,  marque déjà les esprits, ce n’est que pour mieux préfigurer les jeux cinétiques des 42 intégrations monumentales que l’on découvre à l’intérieur. Véritable laboratoire de découverte et de créations, la fondation invite le public à déambuler dans des espaces géométriques colorés alliant illusions d’optique, concepts architecturaux, musicalité, couleurs, métaphysique. Reconnue d’utilité publique en 1971 et classée monument historique en 2013, la fondation Vasarely est un bel hommage à l’audace visuelle, à l’art de se jouer des formes et des couleurs, de brouiller le regard et la raison dans des jeux optiques insaisissables.

Cette audace, cette volonté tenue de renouveler l’existant est la parfaite définition de l’esprit qu’insuffle le Chef Pierre Reboul dans la cuisine du Château de la Pioline. Une créativité sans borne qui tout comme Vasarely se joue des formes et couleurs. Le flamby au foie gras, la capsule Pierrespresso, le digestif -196° sont de parfaits exemples des illusions optiques dont s’amuse le chef.

En art, comme en cuisine, l’audace est la muse des grands créateurs.